Rajouter OSM dans QGIS : Comment Faire Étape par Étape ?

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Besoin d’un fond de carte OpenStreetMap dans votre projet QGIS ? Pas de problème.

Voici la méthode la plus simple pour l’ajouter en quelques clics, et une autre pour aller plus loin.

Méthode 1 : Ajouter le fond de carte OpenStreetMap avec XYZ Tiles (la plus rapide)

La méthode la plus directe pour ajouter un fond de carte OSM dans QGIS 3.x est d’utiliser la fonctionnalité « XYZ Tiles ». Elle remplace les anciens plugins et c’est la solution intégrée par défaut. C’est très rapide et ne demande aucune installation.

Voici comment faire, étape par étape. Suivez juste ces instructions dans votre projet QGIS.

  • 1. Ouvrez le panneau Explorateur : Assurez-vous que le panneau « Explorateur » est visible. S’il ne l’est pas, allez dans le menu « Vue », puis « Panneaux » et cochez « Explorateur ». Généralement, il se trouve sur la gauche de votre écran.
  • 2. Trouvez la section XYZ Tiles : Dans la liste de l’Explorateur, cherchez une ligne nommée « XYZ Tiles ». C’est là que QGIS stocke les connexions vers les serveurs de fonds de carte.
  • 3. Créez une nouvelle connexion : Faites un clic droit sur « XYZ Tiles » et choisissez « Nouvelle connexion… ». Une petite fenêtre s’ouvre.
  • 4. Remplissez les informations : Vous avez deux champs à compléter.
    • Dans le champ « Nom », tapez quelque chose de simple, comme « OpenStreetMap » ou « Fond OSM ». C’est le nom qui apparaîtra dans votre liste.
    • Dans le champ « URL », vous devez copier-coller l’adresse du serveur de carte.
https://tile.openstreetmap.org/{z}/{x}/{y}.png
  • 5. Validez : Cliquez sur « OK ». Votre nouvelle connexion apparaît maintenant sous la section « XYZ Tiles » dans l’Explorateur.
  • 6. Ajoutez la couche à votre projet : Pour que la carte s’affiche, double-cliquez sur le nom que vous venez de créer (« OpenStreetMap »). Le fond de carte OSM est maintenant visible sur votre projet de cartographie.

C’est tout. Votre carte OSM est prête à être utilisée comme base pour vos propres données. Vous pouvez la déplacer ou zoomer dessus comme n’importe quelle autre couche.

Aller plus loin : trouver et utiliser d’autres fonds de carte OSM

OpenStreetMap n’est pas qu’une seule carte. Il existe de nombreux styles de fonds OSM créés par la communauté, chacun avec un design différent. On trouve par exemple des cartes pour les cyclistes, des cartes humanitaires ou des cartes avec un style plus sombre.

Vous pouvez tous les ajouter dans QGIS en utilisant la même méthode XYZ Tiles. Il suffit de trouver la bonne URL. La meilleure ressource pour ça est la liste complète sur le wiki OpenStreetMap. Cette page regroupe des dizaines de serveurs différents.

Attention au format de l’URL. Les URL sur le wiki sont parfois écrites avec des dollars, comme ${z}/${x}/${y}. QGIS a besoin que ce soit des accolades. Vous devez donc toujours remplacer ${...} par {...} pour que la connexion fonctionne.

Par exemple, si vous trouvez une URL comme celle-ci :

http://a.tile.openstreetmap.fr/osmfr/${z}/${x}/${y}.png

Vous devrez la coller dans le champ URL de QGIS en la modifiant comme ça :

http://a.tile.openstreetmap.fr/osmfr/{z}/{x}/{y}.png

Cette petite manipulation vous donne accès à une grande variété de fonds de carte pour tous vos besoins.

Méthode 2 : Importer les données OSM avec le plugin QuickOSM (utilisation avancée)

Parfois, un simple fond de carte ne suffit pas. Vous voulez peut-être sélectionner et analyser les données elles-mêmes : les routes, les bâtiments, les rivières, etc. Pour ça, il faut importer les données OSM en format vecteur (points, lignes, polygones).

Le meilleur outil pour faire ça dans QGIS est le plugin QuickOSM. Il permet de télécharger précisément les données dont vous avez besoin pour une zone donnée. Il utilise l’API Overpass pour interroger la base de données OpenStreetMap, qui est la plus grande base de données géographiques libre du monde.

Installation du plugin

Avant de pouvoir l’utiliser, il faut installer QuickOSM. C’est très simple.

  • Allez dans le menu « Extensions » en haut de la fenêtre QGIS.
  • Choisissez « Installer/Gérer les extensions… ».
  • Une nouvelle fenêtre s’affiche. Dans la barre de recherche, tapez « QuickOSM ».
  • Cliquez sur le plugin dans la liste, puis sur le bouton « Installer le plugin ».

Une fois installé, une nouvelle icône apparaît dans votre barre d’outils, et vous pouvez y accéder depuis le menu « Vecteur ».

Lancer une requête simple

L’utilisation de base de QuickOSM consiste à lancer une requête pour télécharger des données.

Allez dans le menu « Vecteur », puis « QuickOSM » et « QuickOSM… ». La fenêtre principale du plugin s’ouvre. Elle permet de construire une requête sans écrire de code. Les champs les plus importants sont :

  • Clé : Le type d’objet que vous cherchez (par exemple `building` pour les bâtiments).
  • Valeur : Une précision sur la clé (vous pouvez laisser vide pour tout prendre).
  • Dans : La zone géographique. L’option « Étendue du canevas » est très pratique car elle télécharge les données uniquement pour la zone que vous voyez à l’écran.

Une fois les champs remplis, cliquez sur « Lancer la requête ». Le plugin va télécharger les données et les ajouter comme des couches temporaires à votre projet (une pour les points, une pour les lignes, une pour les polygones).

Importer depuis un fichier

Si vous avez déjà un fichier de données OSM, QuickOSM peut aussi l’importer. C’est utile pour travailler hors ligne ou avec de très grosses zones. Le plugin gère les formats de fichier .osm et .pbf.

Vous pouvez télécharger ces fichiers depuis des sites d’extraction de données comme Geofabrik, qui proposent des extraits par pays ou par région. Dans QuickOSM, allez dans l’onglet « Fichier OSM » et sélectionnez simplement votre fichier.

Introduction à la manipulation des données OSM importées

L’avantage d’importer les données OSM est de pouvoir les analyser. Toutes les informations associées à un objet (son nom, sa nature, etc.) sont stockées sous forme de paires clé/valeur.

Avec QuickOSM, ces informations se trouvent dans une colonne nommée « other_tags » au format hstore (un type de champ texte). Pour extraire une information, il faut utiliser une petite fonction dans QGIS. La syntaxe est la suivante :

hstore_to_map(other_tags)[‘key’]

Remplacez ‘key’ par la clé de l’information que vous cherchez. Voici deux exemples concrets.

  • Pour styliser uniquement les bâtiments : Allez dans les propriétés de la couche, onglet « Symbologie ». Choisissez un rendu « Basé sur des règles » et créez un filtre avec cette expression : `hstore_to_map(other_tags)[‘building’] is not NULL`. Cela n’affichera que les objets qui sont des bâtiments.
  • Pour afficher le nom des objets : Dans les propriétés de la couche, allez à l’onglet « Étiquettes ». Choisissez « Étiquettes simples » et dans le champ « Valeur », utilisez l’expression : `hstore_to_map(other_tags)[‘name’]`. QGIS affichera le nom de chaque objet qui en possède un.

C’est une première étape pour constituer votre propre base de données géographiques et la personnaliser.

Pour résumer, il existe plusieurs possibilités pour ajouter des fonds OSM sur QGIS. Si vous avez juste besoin d’un fond de plan pour votre cartographie, utilisez la méthode XYZ Tiles. C’est rapide et efficace. Si vous voulez travailler avec les données elles-mêmes (routes, bâtiments…), le plugin QuickOSM est l’outil qu’il vous faut pour constituer une base de données sur mesure.

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